FAITS
La mort de la fourrure
Chaque année, quelque 10 millions d'animaux sauvages sont capturés et tués uniquement pour faire de leur somptueux pelage un manteau de fourrure. Les castors, les lynx, les martres, les coyotes, les loups, les ratons laveurs, les loutres et d'autres animaux à fourrure meurent dans d'atroces souffrances. Capturés et blessés, ces animaux tentent désespérément de s'échapper de leur piège à tel point qu'ils peuvent se briser les dents ou qu'ils finissent par s'arracher une patte qui restera dans l'étau.
Mais la plupart des fourrures proviennent d'animaux spécialement élevés à cette fin. Dans le monde entiers, plus que 40 millions de visons et 6 millions de renards sont élévés en captivité pour leur fourrure. En Belgique, on dénombre encore vingt élevages d'animaux à fourrure où, enfermés dans de petites cages de métal (90cmx30cmx40cm), 160 000 visons par an attendent la mort. Le manque d'espace et d'eau pour se baigner est source de stress et de comportements anormaux. Ils montent et descendent constamment le long des parois de leur cage, ils font tournoyer leur tête ou ils se rongent ou se mordent la queu par example. Des scientifiques ont même détecté des cas d'ulcère. La mortalité chez les nouveaux-nés peut s'élever à 30 % avant la fin du sevrage. 30 à 85 pour cent des visons captifs démontrent un comportement déviant. Sept mois plus tard, ils seront gazés.
En élevage, les renards bleus et argentés sont en permanence enfermés dans des cages de 70cm de hauteur et sur un fond de gaze. Les renards, par crainte, s'aplatissent souvent au sol. La peur pousse les mères à tuer leurs jeunes. 10 à 20 pour cent d'entre elles vont jusqu'à arracher la queue de leurs petits.
Lorsque leur pelage atteint la "maturité", les renards sont électrocutés par voie annale. L'éleveur leur saisit le cou par des tenailles et leur agrippe la queue avant de leur enfoncer une barre munie d'électrodes dans l'anus et de leur mettre un étau sur la gueule.