FAITS
GAIA n'émet pas d'objections quant à la possession d'animaux de compagnie lorsqu'on les soigne d'une manière responsable et respectueuse de leur bien-être. De nombreux collaborateurs de GAIA ont d'ailleurs eux-mêmes des animaux de compagnie.
Par animaux de compagnie, nous entendons tous les animaux qui peuvent être détenus par des particuliers. En ce qui concerne les mammifères, depuis l'an 2000, il s'agit uniquement des animaux qui sont repris sur la liste positive. Il est vrai que cette liste contient encore quelques espèces qui n'y ont pas leur place, tels que les chiens de prairie, les chinchillas et les écureuils. Pour les reptiles, il n'existe pas encore de liste positive mais d'une façon générale, GAIA ne préconise pas les reptiles comme animaux de compagnie en raison du niveau de soins élevé requis pour satisfaire à leur bien être. De plus, les animaux sauvages et exotiques font l'objet d'un odieux trafic international et illégal qui provoque une mortalité élevée en raison de leurs conditions de capture, de transport et de captivité.
Chacun aime bien les chats et/ou les chiens mais de nombreuses personnes ne sont pas conscientes des responsabilités que cela implique. Certaines personnes, ayant une connaissance limitée voire inexistante des besoins ou des spécificités comportementales des animaux de compagnie, finissent par abandonner leur compagnon dans un refuge ou simplement dans la rue. Il est donc très important de bien réfléchir avant de prendre un animal chez soi.
Il arrive toujours que des chiens, des chats et d'autres animaux de compagnie soient vendus lors d'expositions ou de foires, ce qui est pourtant interdit. La vente ne vise que l'appât du gain et souvent les gens ne savent rien de leur achat. GAIA exige donc qu'il y ait plus de contrôles des autorités sur de tels événements.
En 2004, les refuges ont accueilli 38.586 chiens, dont 12.695 ont été rendus à leur propriétaire et 6.353 ont dû être euthanasiés. La même année, les refuges ont aussi accueilli 33.967 chats. Prèsque la moitié (45,8%) a été euthanasiée.
Malgré le fait que les refuges soient remplis de chiens abandonnés, la demande de chiots reste particulièrement élevée. C'est pourquoi, certains marchands achètent des chiens en masse dans les pays de l'Est. De nombreuses anciennes exploitations porcines y ont été transformées en fermes à chiots. Les chiens y sont élevés à la chaîne, souvent dans des conditions inacceptables, voire épouvantables. En 2006, l'émission de consommateurs néerlandaise Radar (Tros) a été jeter un coup d'½il dans ces fermes et a fait une enquête sur toute l'affaire. Les chiens qui sont élevés à la chaîne dans ces exploitations des pays de l'Est, sont transportés vers notre pays pour y être vendus à profit. La plupart des chiens sont déjà malades avant d'arriver dans les magasins d'animaux en Belgique. De plus, beaucoup de ces chiots des pays de l'Est ne sont pas sociabilisés et ils font preuve de peur ou deviennent agressifs envers les êtres humains. GAIA n'a pas l'intention de rester sans réagir. Il faut une interdiction totale de l'importation de ces chiens bon marché provenant des pays de l'Europe de l'Est.
GAIA cherche encore à régler le problème des chats errants.
Nous essaions déjà depuis des années de persuader les communes de la nécessité d'avoir une politique de stérilisation et de bien-être respectueuse des chats errants (voir notre campagne : chats errants ). Mais il n'y a pas que les chats errants qu'il faut stériliser. C'est aussi une opération nécessaire pour les chats domestiques. Tous les jours, des gens abandonnent leurs chats dans des refuges parce qu'ils ne veulent pas prendre leurs responsabilités. Les gens ne se rendent pas compte que s'ils laissent la nature suivre son cours, ils provoquent une surpopulation de chats errants et, au final, des refuges bondés. Les chats non stérilisés continuent à mettre au monde des chatons qui finiront par être abandonnés dans la rue ou dans les refuges où ils constituent un surplus.
Les statistiques nationales du nombre d'animaux dans les refuges sont dramatiques, surtout pour les chats. Dans les refuges, 1 chat sain sur 2 doit être euthanasié par faute de place et parce qu'il n'y a pas assez de demandes d'adoption. C'est pourquoi une campagne de sensibilisation bien coordonnée est d'une grande importance.